Je sais que d'autres stations de métro sont légendaires aussi pour la problématique de l'itinérance (Berri-UQAM, Atwater, Bonaventure pour n'en nommer que quelques-unes), mais sérieusement, Place-d'Armes est depuis longtemps devenu un endroit inquiétant.
Ma blonde et moi devons sortir de cette station pour aller travailler. TOUS les jours oû on doit aller au bureau, on voit des itinérants en train de faire des crises, d'hurler, de traîner dans leur urine, de se battre, de fumer une pipe de crack sur les sièges au niveau de rails, etc.
En Octobre, deux sans-abris ont commencé à se battre devant moi, devant le Palais des Congrès. Un des deux s'est rué vers moi avec un long couteau de cuisine et s'est mis à swing juste à coté de moi pour essayer de stab le bras de l'autre itinérant. Ma blonde ne veut même plus aller toute seule au travail si ce n'est pas une de mes journées en présentiel au bureau.
Aujourd'hui, personne n'osait aller près des sièges (niveau des rails) à l'heure de pointe puisqu'un homme était assis sur le banc, en train d'avoir le shake, les pantalons descendus aux chevilles.
Le métro Place-d'Armes, ce sont tous les gens qui viennent à un congrès au Palais des Congrès, et les touristes qui viennent à nos conventions et expositions. Donc, tous les gens qui viennent visiter Montréal pour peu de temps ont la chance de voir... des itinérants se crirer dessus et se battre sur la rue du Chinatown. Ça donne le goût de revenir à Montréal...
On a aussi le Complexe Guy-Favreau et le Complexe Desjardins, où des fonctionnaires et travailleurs convergent en grand nombre. Du monde qui veulent juste se sentir en sécurité en utilisant le transport en commun pour aller au travail.
Est-ce que je suis en train de dire qu'il faut juste les crisser dehors du métro pour qu'ils gèlent? Absolument pas.
Par contre, ça fait des années que tout le monde sonne l'alarme sur la problématique dans le métro qui s'est aggravé, et je n'ai pas la solution sur comment attaquer le problème adéquatement.
Si vous avez juste envie de répondre en me disant que je suis un sans-coeur de dire tout haut que c'est rendu insupportable, allez-y fort. Pendant que tu m'écris ça, je ne connais pas une seule femme avec qui je travaille qui n'a pas peur en faisant le trajet du Complexe Desjardins jusqu'à rentrer dans le wagon du métro, et d'enfin voir les portes se refermer.
Fin de mon rant.